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dimanche 22 août 2010

MAIS QU'EST-CE QUE C'EST QUE CE TRUC?


La curiosité qui me caractérise m'amène souvent à prendre note de choses étranges....Or, sur ma thématique préférée, les théories abondent...


Je me doutais que dans le répertoire du développement personnel, conjugué au jeunisme pathologique, on risquait de voir arriver de drôles de choses sur l'étal des supermarchés dit de "produits culturels"...
C'est peut-être chose faite...
Voci le drôle d'objet qui, bien que je ne me risque pas à l'acheter, parce que je suis curieuse mais méfiante (et...Econome!!!!) a retenu mon attention....

En avez-vous entendu parler????

Je serais très intéressée de connaître l'avis de quelqu'un qui la lu ou connait ce produit...

Sans toutefois verser dans le procès d'intention, j'avoue j'aurais plus volontiers imaginé ce genre de titre parodié dans un épisode des Simpson, American dad ou south park...

Mais après tout....
Restons open....

en attendant la rentrée....


Pour cause de:
  • Trop de boulot, trop de ci trop de ça...
  • Pas assez de temps...
Silence radio sur ce blog depuis quelques temps...
Mais ça va changer.....
Parce que le film "chatroom" aurait du faire l'objet d'un article, mais que le film était tellement mauvais que je suis sortie avant la fin....

Ce qui m'arrive très rarement, car je suis très curieuse de nature et je suis prête à souffrir pour comprendre......

En attendant un blog sympa découvert grâce à facebook:


Et puis il faudra bien qu'on en parle, de ce navet sur l'adolescence qu'a pondu le pourtant distingué Hideo Nakata......

A bientôt!

dimanche 31 janvier 2010

Dynamique de la colocation en espace confiné par cinq jeunes tokyoïtes


PARADE

YOSHIDA Shuishi

Roman


L’histoire se passe de nos jours, ou presque, car le livre est à peine traduit en France, mais est sorti en 2002 au Japon (sachant que depuis il y a eu des élections notables au japon, et que la société évolue à la vitesse de la lumière). Il s’agit de suivre quatre jeunes de 18 à 28 vivant en colocation dans un appartement chiche de Tokyo. Ils se croisent, parlent, mais quelle partie d’eux-mêmes révèlent-ils aux autres, dont ils partagent le quotidien, les tracas de l’ordinaire et pourtant, aussi certains penchants inavouables? La colocation apparaît comme un filtre de ce que chacun pense « montrable » de ce qu’il est.

Cela parle des petits compromis qu'il faut faire pour vivre ensemble et de devenir d’une génération en transition dans ce lieu de passage qu’est un appartement en collocation de l'adolescence à l’âge adulte.

C’est donc sur les apparences que Yoshida Suichi nous interroge dans ce livre, nous présentant chaque personnage à travers un monologue révélateur, sensé lever le voile sur des stratégies de présence à l’autre. Un monologue sans feed-back des colocataires. Chaque personnage du roman nous introduit le suivant. Car il s’agit bien du roman, même s’il n’y a pas à proprement parler de structure du récit avec une introduction, un climax, une résolution de crise. Car c’est de la vie ordinaire de jeunes tokyoïtes ordinaires, que nous parle l’auteur.

Glissant un intrus, un cinquième colocataire « accidentel », ramené un soir de cuite par l’artiste névrosée du groupe, un jeune femme qui se consume dans la boisson, Satoru, prostitué, a la manie de fracturer l’intimité des inconnus. C’est lui qui nous amène dans les recoins cachés de l’âme. Pour autant, il ne s’agit pas de mettre en lumière ces aspects, au sens de révélation. Il importe, en effet, que ce qui était caché le reste : la violence et les traumatismes. Car, dans une société japonaise (mais pas si loin de la notre quand on y regarde bien), ou le conformisme et l’individualisme règnent, pour gagner véritablement sa place dans la colocation, Satoru saura être le garant des secrets. Car au sein de l’appartement, même si l’on se sent seul, on sait qu’on y est moins seul qu’ailleurs.

L’écriture, ou du moins ce qu’en laisse percevoir la traduction est fine et sans affectations. On pourrait la qualifier de comportementaliste. On nous épargne en effet toute analyse plaquée des comportements urbains. Ce n’est pas non plus un traité camouflé de sociologie sur la jeunesse à la dérive, les freeters japonais. Tout en délicatesse, l’auteur nous conduit à partager les secrets et les interrogations des protagonistes. Ils sont tous les cinq très différents et pourtant l’on parvient à se sentir proche de chacun d’eux, tout en percevant la chorégraphie du collectif, les compromissions nécessaires à la vie de groupe.

J’ai beaucoup aimé ce livre subtil, proposant différentes lectures possibles. Les phrases, simples, se soulèvent comme des voiles. Les êtres percent sous les personnages. On sent un auteur impliqué dans l’individualité de chacun. Enfin, c’est la littérature japonaise contemporaine que j’aime, loin des ninjas, des épées, des arts martiaux et des sushis pour touristes.

A noter, à la fin du livre, une note analytique très intéressante du traducteur sur cet auteur, (né en 1968) l’ouvrage présenté, mais aussi son œuvre en général. De plus, ce roman a reçu le Prix Yamamoto Shûgoro, couronnant au Japon les nouveaux talents.

PARADE de Yoshida Suichi

Roman traduit du japonais pas Gérard Siary et Mieko Nakajima-Siary

260 Pages

Editions Philippe Picquier

19,50 euros

ISBN :978-2-8097-0150-0

Du même auteur, paru en France :

PARK LIFE (qui a reçu le prix Akutagawa- l’équivalent japonais du Gongourt- en 2002) disponible chez le même éditeur, en poche, à 6 euros.

ISBN : 978-2-8097-0147-0

jeudi 21 janvier 2010

Mr Nobody : choisir pour devenir


Mr Nobody

Celui qui ne choisit pas n’est personne

Pourtant choisir est difficile car choisir c’est renoncer

Il faut donc renoncer pour devenir soit même…

Voici l’un des thèmes de l’excellent film de Van Dormael : mr Nobody

Mais il y a aussi le conflit de loyauté des enfants nés d’amours dissoutes, la difficulté de devenir pleinement qui l’on est sans l’être aimé….

Mais c’est aussi bien plus que cela, et bien plus que le délire poétique d’une brigade de génies plastiques convoqués pour ce délire cinématographique….

Comment en dire plus sans dévoiler et mettre à jour les interrogations dont accouche le film. Car il ne s’agit pas de la résolution d’un mystère mais bien de la mise à jour des impossibilités fécondes qui donnent naissance à un artiste dont l’imagination est le privilège absolu : de l’impuissance castratrice du principe de réalité, de l’impossibilité de se couper en deux pour aimer à égalité ceux qui nous aiment mais ne s’aiment plus entre eux, le privilège de vivre au-delà de la vie, des possibles contigus et fragmentaires à la fois….

Il n’y a pourtant aucun effet superflu, aucune supercherie dans le processus narratif….

La beauté des images, des situations, des personnages, se consomme comme un fruit non défendu mais redécouvert grâce à la délicatesse d’un cinéaste qui a su rester enfant s’en se laisser ensevelir sous ses interrogations métaphysiques…Malgré les angoisses de l’adulte, son talent exulte sous l’apparente complexité des histoires qu’il enchevêtre et l’on sort apaisé, émerveillé, de plus de deux heures lumineuses….

Bravo !!!!!

Oui, choisir est difficile….

Ne vous laissez donc pas le temps de réfléchir, précipitez vous tant que Mr Nobody est en salle près de chez vous….

C’est au-delà même du plaisir cinéphile : un pur moment de grâce !!!!

jeudi 14 janvier 2010

L'âge de déraison


L’âge de déraison

USAMRU FURUYA-OTSUICHI

CASTERMAN

ISBN : 978-2-203-028807

Japon : 2007

France :2010-01-13

Résumé de l’éditeur

Un matin, coincée dans un métro bondé, Sayaka commence à se sentir mal ; elle ferme les yeux et prie pour que tout soit englouti sous les eaux. Quand elle rouvre les yeux, elle a la surprise de retrouver dans une grande barque flottant au dessus de Tokyo…

Shiro passe son temps à ramasser des insectes pour nourrir les fourmis de l’énorme fourmilière artificielle qu’il a dans sa chambre….

Saki agit comme si elle était une petite magicienne de six ans transformée en lycéenne et qui peut revenir à sa « forme » originelle grâce à une sceptre magique….

Kentarô consacre ses journées à compter le nombre de carreaux du carrelage de son école pour aller d’un point à un autre…

Asami s’imagine être en guerre contre les gâteaux qui, en 2021, se révèleront être des extra-terrestres venus envahir la Terre. Elle se donne alors pour objectif de tous les manger pour éviter la catastrophe qui s’annonce….

Suite d’histoires courtes sur le mal être adolescent, l’âge de déraison nous entraîne dans la fuite de chacun de ses protagonistes vers son monde imaginaire.

Mais la question qui se pose est la même pour tous : dois-je regagner la réalité et devenir un adulte, ou puis-je encore un peu rester dans mon monde, au risque de m’y laisser enfermer à jamais ?

Voilà donc mon emplette de la matinée. Le thème ne pouvait manquer de m’interesser, d’autant que les auteurs japonais, on l’a vu avec les films tels que « suicide club » ou bien « Battle royale », tous deux inspirés de mangas, ont une façon extrême de transcrire lerus inquiétudes concernant les problématiques de la jeunesse… Sans parler des névroses propres liées au phénomène des otakus, qui a fait beaucoup parler de lui il y a quelques années (d’abord scandaleux puis devenu courant « in » notamment en France).

Voici donc le livre qui fera l’objet de ce premier blog 2010 pour Anodine fait l’enfulte….

Meilleurs vœux à tous et que vous soyez ado, adultes, enfultes ou autres, meilleurs vœux pour votre vie, la réelle, et l’imaginaire !!!!

vendredi 6 novembre 2009

CITATION


Un grand nombre de mes livres m'ennuient. Ma foi, ce ne sont pas les bons, comme par exemple, les soi-disant "livres pour enfants". Ces livre sont une insolence! Comment? On ose donner à des enfants des livres qui ne dépassent pas leur horizon? Il ne faut pas parler un langage d'enfant aux enfants, c'est infantile. Moi qui suis aussi une enfant, je déteste les enfantillages.
Robert Walser in la petite berlinoise in RETOUR DANS LA NEIGEISBN 978 2 7578 0067 6

dimanche 18 octobre 2009

Breve de Polar à Cognac


Ce week-end, se déroulait le mythique salon " Polar and Co" de Cognac. Le prix polar jeunesse a été décerné "Rouge Crime".


Ne l'ayant pas encore lu, je vous recommande d'aller vous enquérir du résumé qu'a fait Sophie Pilaire sur Ricochet-jeunes.org.

Paru aux éditions flammarion en juin 2009, ce livre de l'auteure Mary Hoffman comprend 387 pages et coûte environ 13 euros.

Bonne fin de week-end!